3 septembre 1947. Naissance à Saint-Hubert, Ardennes belges. Benjamin d’une famille modeste et très catholique. Quatre enfants. Trois sœurs. Le père est peintre en bâtiment, la mère tient une petite droguerie. Humanités gréco-latines dans un internat. Rétif à la tyrannie de la religion, il devient le parfait prototype du cancre : zéro de conduite, punitions à répétition. Deux passions : l’histoire et la littérature. Durant les récréations, met en scène des comédies de Molière. Écrit des poèmes où il raille le système et crie son désir de liberté.

Études supérieures à l’IHECS (Institut des hautes Études des communications sociales), section presse-information. Brise les chaînes de son enfance dans l’effervescence libertaire de mai 68. Se lie avec André Cavens, critique de cinéma et réalisateur de films. Réalise un court métrage et des vidéogrammes. Rencontre Agnès De Gouy, qu’il épouse en 1971. (Ils auront deux enfants : Sylvain et Coline.) Obtient une licence et une grande distinction pour son mémoire consacré au documentaire de Marcel Ophüls « Le Chagrin et la Pitié ».

Refuse une place de rédacteur au journal « L’Avenir du Luxembourg » – luxe inimaginable aujourd’hui. Travaille quelques mois comme animateur au Centre culturel de la Province de Luxembourg. Est engagé aux Éditions Dupuis par Johan Anthierens, alors l’enfant terrible de la presse flamande. Journaliste pour le magazine féminin « BS-Bonne Soirée » et pour le magazine de télévision « Télémoustique », il s’occupe de la rubrique livres à Bruxelles et à Paris. Nombreux reportages touristiques et culturels dans le monde. Deux interviews marquantes : Georges Simenon  et Alberto Moravia .

Avec Alberto Moravia à Venise

Dans son bureau installé dans les caves des Éditions Dupuis, à proximité de la rédaction de « Spirou », il arbitre des batailles de baudruches entre Yvan Delporte et André Franquin, qui viennent de créer « Le Trombone illustré ». Écrit un premier roman refusé partout. A la suite de cet échec entreprend une psychanalyse qui durera sept ans.

A Beijing

A Beijing

1987-1988. Séjour d’un an en Chine avec la famille. Agnès, qui a fait des études de chinois à l’Université de Pékin, rewrite le magasine de propagande maoïste « Pékin Information » dépendant du ministère des Affaires étrangères. Il travaille parfois à ses côtés, s’occupe des études de ses enfants et donne des cours de civilisation occidentale aux jeunes traducteurs chinois – certains seront impliqués dans la révolte étudiante de Tiananmen qui sera noyée dans le sang en 1989.

Dans le sud de la Chine

Dans le sud de la Chine

Départ des éditions Dupuis, après la vente de celles-ci. Devient pigiste et travaille surtout à réécrire d’austères rapports de la Commission européennes. Écrit « Les tribulations d’un long nez en Chine », récit de son séjour à Pékin. La maison d’édition qui a accepté l’ouvrage fait faillite à la veille de la mise en vente du livre. Écrit quelques petits romans historiques pour le magasine « Bonne Soirée » devenu la propriété du Groupe Bayard.Un roman plus ambitieux, « Le petit nègre », est remarqué par Françoise Verny, alors directrice littéraire des Éditions Flammarion. Elle lui demande de le réécrire, mais cette tentative restera sans lendemain.

Participe à l’écriture d’une quinzaine d’épisodes des « Navetteurs », une série de la RTBF produite par Jacqueline Pierreux. Le plan horizon 2000 annule le tournage pour des raisons d’économie.

Est sollicité par les Éditions Marabout pour écrire un récit historique sur le massacre du dernier tsar russe et de sa famille, « Le sang des Romanov ».

Devient attaché de presse du ministre Éric Tomas, alors en charge de l’Emploi et de la formation professionnelle à la Région de Bruxelles-Capitale. Rend son tablier après deux ans de bons (?) et loyaux (?) services.Prend sa retraite et décide d’écrire « Le bureau des reptiles ». Déçu par les premiers chapitres, il rompt avec l’écriture et, renouant avec le métier de son père, se tourne vers le travail manuel. Il achète un garage à Vialas, sur le Mont Lozère, et le transforme en habitation. Dans la foulée, il rénove une maison à Etterbeek, une commune de Bruxelles. Ceci fait, il reprend « Le Bureau des reptiles » et le mène à bien. Le roman est accepté par les Éditions Weyrich.

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